Couze et Port de Couze (France) - 1998
 
Shiogama (Japon) - 2001
 
St Flour (France) - 2005

 

 

 

 

 

Carhaix (France) - 1994

 

Saskatoon (Canada) - 1986

 

Le Marin (Martinique) - 2002

 

 

 

 

 

Hautecour (France) - 2004

 

Plélan le Grand (France) - 2006

 

Cambremer (France) - 2006

   Moment privilégié dans un pays qui m’invite à réaliser une sculpture en un temps donné, avec une enveloppe budgétaire proposée et acceptée. Les rapports avec les paysages et leurs habitants, avec les autres artistes, avec les matériaux proposés sont autant de découvertes et de sources pour mon imaginaire et ma réflexion.

La vie du « groupe » permet également le partage de « moments » privilégiés favorisant la création de performances, de discussions, surtout lorsque les symposiums permettent les rencontres de différents arts comme la danse, la musique ou la vidéo. Les nouvelles conditions de travail, les ambiances inconnues sont pour moi, des sollicitations à des improvisations inhabituelles et éphémères. J’ai rencontré Eric Angels (vidéaste), Naomi Mutoh (danseuse buto), Stéphane Scott ( musicien auteur compositeur), Michel Vogel (facteur de gongs et sculpteur) et Hughes Germain (acousmaticien) au cours de différents Symposiums, comme par exemple celui du Sel organisé par Benoit Sire à Guérande (Bretagne), en France.
Grâce aux symposiums, j’ai découvert le Canada, le Japon, le Gabon, l’Estonie, la Suède, l’Algérie, la Sicile, le Chili… Mais aussi, la Bretagne, les Alpes et le ciel de St Brieuc avec les cerfs volants crées pour Meteoros…
Les « résidences d’artiste » comme par exemple 3 mois à Mino au Japon pour apprendre la fabrication du papier de Khozo ou 5 semaines au Cap Vert pour rencontrer « les Rabellados » et préparer une exposition avec eux, sont aussi de très belles expériences…

Promenades à travers des contrées inconnues où j’ai pu glaner aussi bien des branches, des graines, des terres, des cailloux que des pensées, des amitiés et des atmosphères uniques. Retours chargés de nouveaux imaginaires, de photos/mémoire et de « carnets de route » prometteurs. Travailler avec la nature, c’est prendre le rythme des saisons depuis le premier jour. C’est prendre la force des Temps dont on ne sait plus les origines . Travailler avec la nature, c’est écouter, voir, sentir . C’est tenter d’exprimer ce qui fait chanter sans vraiment le vouloir . C’est apprendre à savoir mourir pour mieux renaître.

 
 
Symposium LEZ’ARTS EN ADRETS – 73 Hautecour
La pirogue de tous les voyages

Entre terre et ciel, sous la neige des fleurs de pommiers secoués par le vent, au verger des montagnes bordé de consoudes et d’épinards sauvages, on a retrouvé la pirogue en branches de frêne et de noisetier. Elle est longue d’une douzaine de mètres, orientée vers le lac et tissée de toutes les tempêtes et de tous les soleils. Ni fil de fer, ni ficelle, les ramures naturelles sont liées entre elles, simplement, souplement, librement…
Qu’elle incite au silence ou à l’écoute des oiseaux, elle suit le rythme des heures du clocher proche.
Elle voudrait nous transporter au loin, jusqu’au bord des étoiles, au temps d’avant ou d’ailleurs…
Mais elle est là, bien là, toute proche, ancrée et « gardienne de tous nos voyages »…

POLSKA , mai 2004